RIP & RIPv2 : quand les routes étaient encore à sens unique 

Chers ingénieurs réseau, chers architectes réseau, chers collègues.
Prenons un petit voyage nostalgique 👴🕸️ dans le monde du routage dynamique…
Avant OSPF, EIGRP ou encore BGP, il y avait le bon vieux RIP (Routing Information Protocol).

📜 RIP : la version « carte Michelin »
📦 Mise à jour toutes les 30 secondes → chaque routeur envoie sa table entière à ses voisins (comme si vous photocopiez toute la carte routière à chaque nouveau virage).
✂️ 15 sauts max → au-delà, « Désolé, ce réseau est trop loin, demandez à quelqu’un d’autre ».
📡 Broadcast massif → tout le monde reçoit, même ceux qui n’ont rien demandé.
🏷️ Classful → pas de masque de sous-réseau, RIP ignore totalement vos plans CIDR/VLSM.

🔄 RIPv2 : l’upgrade « GPS des années 90 »
Pour corriger les lacunes de RIP, on a sorti la version 2 :
✅ Classless → enfin compatible CIDR et VLSM !
🎯 Multicast (224.0.0.9) → moins de bruit sur le réseau.
🔐 Authentification → plus besoin de croire sur parole les mises à jour.
📑 Infos supplémentaires : masque de sous-réseau, route par défaut, etc.
Bref, RIP est passé du Minitel au Nokia 3310… mais on restait loin d’un smartphone 📱.

🤔 Alors, pourquoi plus personne ne l’utilise ? (ou presque)
On ne va pas mentir : dans la majorité des réseaux d’entreprise, RIP et RIPv2 ont disparu des radars. Mais la réalité est un peu plus nuancée, car certains opérateurs et équipementiers les utilisent encore, pour de bonnes raisons.

🚫 Les limites connues
🐢 Convergence lente : si un lien tombe, RIP met beaucoup plus de temps qu’OSPF ou EIGRP à recalculer la topologie.
🚧 Scalabilité réduite : 15 sauts max = pas adapté aux architectures complexes ni aux grands réseaux opérateurs.
📉 Métrique trop simpliste : « 1 saut = 1 saut »… que ce soit un vieux lien cuivre ou une fibre 100G, RIP ne fait pas la différence.
📡 Flooding inutile : envoi régulier de la table entière → gaspillage de bande passante sur des réseaux plus chargés.

✅ Pourquoi certains l’utilisent encore ?
Simplicité absolue 🧘 : configuration minimaliste, idéale pour de petits réseaux stables.
Interopérabilité universelle 🌍 : presque tous les constructeurs l’implémentent, ce qui facilite l’intégration d’équipements hétérogènes (ex. IoT, équipements industriels, legacy).
Environnements contrôlés 🔒 : dans certains réseaux fermés, RIP suffit amplement (ex. backbone très simple, réseaux embarqués, infrastructures satellites).
Stabilité 🛡️ : paradoxalement, sur un réseau peu dynamique, RIP peut être « plus que suffisant ».

⚡ Conclusion
RIP et RIPv2 ont marqué l’histoire du routage 🌍.
Ils nous rappellent que les protocoles aussi ont une date de péremption 🥫.
Alors, la prochaine fois que vous configurez OSPF ou BGP, ayez une pensée pour ces pionniers qui ont pavé la voie 🛤️.

👉 Et vous, la dernière fois que vous avez vu du RIP en production… c’était quand ? 👀

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *